Vegan

Bonjour à tous, je suis Xlurbugl, humanologue, et je vais vous parler aujourd'hui du mouvement vegan. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout le veganisme, il s'agit d'un mouvement humain qui préconise de mettre fin à l'exploitation des autres animaux sous toutes ses formes, à commencer par la consommation de viande mais aussi le lait, les oeufs, le miel, et au delà de l'alimentation le cuir, l'expérimentation sur les animaux, la fourrure, l'équitation, les zoos, etc.
Cette idéologie affecte aussi bien l'écologie que la santé et l'éthique.
Nous aborderons ces trois points dans une optique totalement humaine, donc en nous basant uniquement sur les connaissances humaines.
Gnak.

L'être humain

Avant toute chose j'aimerais que l'on s'attarde sur l'être humain par rapport à ce qu'il est physiologiquement et culturellement.

Physiologie

Les gardiens de la connaissances chez les êtres humains s'appellent des scientifiques, ils participent tous à l'oeuvre globale de la compréhension de l'univers qu'ils appellent La Science. C'est un socle de connaissances, mais aussi un ensemble de méthodes pour permettre à ce savoir d'être le plus pertinent possible.
Ces scientifiques ont mis en place plusieurs systèmes de classifications des espèces pour ce qui concernent les régimes alimentaires[1]. Ils ont étudié la physiologie humaine pour classer leur propre espèce chez les omnivores[2]. Glorfax ? La première diapo s'il vous plaît.

Il s'agit d'un comparatif de la propagande vegan au sujet de la physiologie humaine. L'objectif est de démontrer que l'homme est physiologiquement un frugivore, et non pas un omnivore. Et en effet cette classification peut paraître curieuse lorsque l'on compare divers attributs physiques de l'être humain avec d'autres omnivores.
Mais ce serait oublié que cette classification prend aussi en compte le comportement des membres de l'espèce concernée, pas uniquement la physiologie.
Par exemple les bonobos, des primates, ont comme l'être humain un estomac capable d'ingérer une grande variété de produits, dont la viande, et certains groupes chassent[3]. Mais le comportement de consommation carnée n'est pas très répandu, la majorité des bonobos ne mangent pratiquement que des fruits. C'est pourquoi les scientifiques ont classé cette espèce chez les frugivores.
Ces deux exemples ont pour objectif de bien vous faire comprendre la complexité alimentaire qui se cache derrière une classification obligatoirement simplificatrice. Cette classification dépend aussi bien de la physiologie que du comportement alimentaire constaté. Ainsi, à court terme, les bonobos pourraient être reclassé chez les omnivore si la consommation de viande se répand parmi l'ensemble de l'espèce. De la même manière l'être humain pourrait être reclassé chez les végétophage si une majorité décide de ne plus consommer de produits animaux.

Culture

L'être humain, comme les autres animaux, doit ne nourrir plusieurs fois par jour, tous les jours, toute sa vie...

[Brouhaha dans la salle]

C'est vous dire à quel point la nutrition est au centre de la préoccupation humaine, au centre de leur culture avec une symbolique très importante. Un être humain va littéralement devenir fou si vous tentez de questionner ce centre de gravité psychologique, il pourrait très bien vous agresser, physiquement jusqu'à une mort au caractère définitif. C'est pour cette raison que ce genre de conférence est totalement interdite aux humains, c'est pour cette raison que si un jour vous devez entrer en contact avec un être humain, surtout ne parlez jamais de nourriture, votre vie en dépend.
Mieux vaut engager la conversation sur des sujets moins tabou comme la sexualité ou des sujets moins discordants comme la politique ou la religion.

L'écologie

Commençons par le domaine qui nous intéresse tous ici : l'écologie. Nous étudierons l'impact des différentes habitudes alimentaires humaines sur l'environnement.

La nourriture

La majeure partie de la nourriture que produisent les humains est composé au niveau mondiale d'une faible variété de plantes, tel que le soja ou le blé. Cette production est faite de manière industrielle, en monoculture, avec de nombreux produits chimiques extrêmement polluants.
Pour sa grande part, cette nourriture produite ne va pas directement à la consommation humaine, mais à la consommation animale. Attention, il ne s'agit pas d'un comportement altruiste de la part des humains, les animaux nourris le sont uniquement pour à leur tour servir de nourriture.

L'eau

L'eau peut se trouver en abondance et n'est pas forcément un problème selon la région du monde, mais nous allons profiter de l'exemple de l'eau pour mettre en évidence une distorsion typiquement humaine par rapport à la nutrition. Lorsqu'une région est touchée par la sécheresse, comme c'était le cas en Californie en 2015 du calendrier grégorien humain, les autorités demandent à la population de prendre des douches plus courtes.
Un kilo de viande de vache va demander jusqu'à 15'000 litres d'eau, et la consommation moyenne annuelle d'une personne qui prend une douche tous les jours s'élève à 21'900 (365 x 60) litres d'eau. Qu'une seule personne mange 1 kilo et demi de viande de vache en moins dans l'année, elle économise autant qu'une année de douche complète.
Il serait beaucoup plus efficace de demander aux populations de réduire leur consommation de viande, mais cette remise en question n'est même pas imaginable pour l'esprit humain.

Les surfaces

Une fois n'est pas coutume la surface n'a pas la même problématique selon la région. Lorsqu'un animal peut paître sur un terrain incultivable et inconstructible, il n'y a pas vraiment de perte d'espace. Néanmoins, globalement, comme l'animal, même de pâturage, a aussi besoin de beaucoup de surface pour sa nourriture, le bilan est sans appel.
Par ailleurs, si l'expension de la culture du blé ou du soja sont responsables de déforestation ou de massacre de souris[4], la grande part de ces végétaux va aux animaux d'élevage.

Conclusion

Dans la mesure où la fabrication de produits animaux comme le lait ou la viande, mais aussi le cuir, demandent beaucoup plus de nourriture, d'eau, de surface, d'énergie, moins les êtres humains en consommeront et plus leur impact sur l'environnement sera faible.

Santé

Les partisans vegan affirment que leur régime alimentaire est bien plus naturel et sain que le régime carné, à l'inverse les opposants à ce régime répondent qu'il est moins naturel et plus dangereux car exposé aux carences[5].
En fait chaque régime possède des avantages et des inconvénients, le régime carné étant bien plus ancien et répandu, les humains en ont une meilleur connaissance, c'est pourquoi il leur paraît plus sain.

Les protéines

Les recommandations scientifiques humaines pour l'être humain sont de l'ordre de 0,8 gramme de protéine par kilo de masse corporelle et par jour. Ce qui implique qu'il est impossible pour un être humain qui a accès à de la nourriture d'être carrencé en protéines.

Mais au delà de la quantité, le plus épineux pour l'être humain est de composer son menu avec les 8 acides aminés dits essentiels[6], c'est à dire ceux que l'organisme ne peut pas fabriquer lui même. Le corps ne pouvant fabriquer les protéines nécessaires que s'il a tout sous la main, l'acide aminé limitant va déterminant si il y a carence ou non. Comme il manque des acides aminés, les autres en surplus seront rejeté par l'organisme, la carence va donc aussi créer une surcharge de travail pour les reins.
Les produits venant des animaux contiennent ces 8 acides aminés, peu de chance donc qu'un amateur de ces produits ait un quelconque problème. Pour un vegan, il faut veiller à varier son alimentation avec des noix, des légumineux, des céréales, des fruits.
Tout comme la carence, un régime trop riche en protéine va entraîner une surcharge de travail pour les reins.

La Vitamine B12

Cette vitamine[7] n'est pas produite par le corps humain, il doit donc la trouver dans sa consommation quotidienne, et une carence en B12 est fatale sur le long terme. Il est donc indispensable de subvenir à ses besoins.
Aujourd'hui, tous les humains sont concerné par la carence en B12, car tout est aseptisé. Il n'y a pas si longtemps l'hygiène n'était pas si présente dans la culture humaine, et les être humains consommaient les bactéries qui contenaient cette vitamine B12.
L'industrie a répondu à ce problème en injectant la vitamine B12 dans les produits de consommation courante, comme le lait de soja en Asie. En occident, les animaux d'élevage subissant eux aussi les mesures d'hygiène, il a fallu leur donner la vitamine B12 en quantité pour s'assurer que les populations qui consomment la viande puissent avoir une dose de B12 suffisante[8].
Aujourd'hui l'industrie produit 35 tonnes de B12 par an dont la plus grande partie va pour l'élevage, soit l'équivalent des besoins d'un peu moins de 40 milliards d'être humains (2,5 microgramme/jour/personne).
Selon la culture dans laquelle il se trouve, un individu doit prendre garde à cette consommation de B12, quel que soit son régime. Pour rester en bonne santé, il peut soit consommer des produits enrichis, comme la tranche de jambon en occident ou le lait de soja en Asie, soit prendre les pilules directement.

Le calcium

Idéologiquement, le lait de vache est depuis longtemps associé au calcium, une nécessité pour l'ossature humaine. Mais le calcium, avec le potassium joue aussi un rôle sur les muscles, les nerfs, les glandes et les cellules.
Les humains savent maintenant que les protéines animales augmentent les pertes urinaires en calcium, ce qui remet en cause l'intérêt du lait de vache dans ce domaine.
il existe de nombreux aliments[9] avec un taux intéressant de calcium, certains comme les amandes et le lait de coco possédant même la vitamine D qui va améliorer l'absorption du calcium.

Le fer

La carence en fer est un problème sanitaire pour l'ensemble de l'espèce humaine[10]. Il suffit pourtant d'un bête poisson de fer dans l'eau de cuisson pour que le problème soit résolu[11].
Le fer héminique d'origine animale est plus facilement assimilé par l'organisme humain par rapport au fer non héminique des plantes. La cuisson des viandes est une pratique répandu culturellement chez les humains, elle a tendance à transformer le fer héminique en fer non héminique, ce qui fait perdre l'intérêt de la viande.
La vitamine C améliore l'absorption du fer, alors que les tanins (thé / café) inhibent son absorption.

L’acide urique

L'acide urique est le déchet des muscles du corps humain. L'organisme peut évacuer près de 0,5 gramme d'acide urique par jour. Or cet acide urique est présent dans l'organisme des animaux au moment de l’abattage et il est ingéré avec la viande, obligeant le corps éliminer ces déchets supplémentaires. Une tranche de viande contient 0,9 gramme d'acide urique, de quoi user les reins[12].

Le lactose

La β-galactosidase est présente chez les êtres humains dans les premières années de la vie pour décomposer le lactose, le sucre contenu dans le lait de tous les mammifères. A l'âge adulte, cette enzyme disparaît pour plus ou moins la moitié d'entre eux selon leur génome. Le lactose n'étant plus décomposé dans le tube digestif certaines bactéries l'utilisent et produisent de l'hydrogène, ce qui peut provoquer divers troubles[13].

Le choléstérol

Au delà d'un certain seuil le taux de cholestérol entraîne un plus grand risque d'accident cardio-vasculaire[14]. Le cholestérol étant présent dans le jaune d'oeuf, les rognons, le foie, le beurre et dans une moindre mesure les produits animaux. Un régime avec peu ou pas de ces produits permet donc d'éviter tout problème.

Pesticides

Les pesticides concernent les plantes, donc à priori un régime composé d'une plus grande part de plantes doit entraîner une plus grande ingestion de pesticides résiduels. Avec une légère nuance : le taux de pesticide autorisé est plus élevé pour la nourriture animal, des résidus se retrouvent aussi dans les produits animaux[15].

Le sport

La question de la performance est au centre des humains pratiquant une activité physique régulière. Cette population s'informe sur les questions de nutrition et il s'avère qu'un régime sans viande, sans lait, sans oeuf, n'est pas incompatible avec le sport de haut niveau humain, particulièrement pour les questions d'endurance[16]. Le mythe de la puissance associée à la viande, par les légendaires principes de prédations perd peu à peu en crédibilité chez les humains. Il existe un grand nombre de sportifs de haut niveau vegan ou végétarien, le plus connu étant Carl Lewis. Mais voici un exemple avec Georges Laraque :

Conclusion

En matière de nutrition la connaissance des êtres humains en est à ses balbutiements. Et comme il existe autant de régime que d'êtres humains et autant de physiologie que d'être humains, si l'un d'entre eux affirme quoi que ce soit d'un ton péremptoire à propos de la santé d'un régime, n'insistez pas, il s'agit d'un idéologue qui ne cherche pas à échanger des informations.
De fait, avec une connaissance minimale en nutrition, n'importe quel régime est parfaitement viable.

L'éthique

Le point sensible des êtres humains. L'éthique est un code moral personnel qui a pour objectif de déterminer comment les êtres humains doivent se comporter, entre eux et envers leur entourage. L'éthique évolue dans l'espace, le temps et les individus. De ce point de vue l'idéologie vegan, qui prône la cessation de l'exploitation animale, s'oppose à l'idéologie carniste qui préconise la continuité de l'exploitation de certaines espèces.

Présentation du carnisme

Melanie Joy a analysé le carnisme, nous allons de ce pas vous en passer un court extrait d'une heure :

Tous les animaux ont des intérêts primaires équivalents : protéger la progéniture, rester en vie, ne pas souffrir, manger et boire, avoir une vie sociale, jouer, etc. Tout être humain est capable d'empathie, c'est à dire de se mettre à la place d'un autre et comprendre lorsque ces intérêts sont menacés. En présence d'un comportement avec conflit d'intérêt l'humain est capable de peser la prévalence des intérêts, y compris avec d'autres espèces, et juger ce comportement. Ainsi, sauf à appartenir à la culture concernée :
* l'intérêt du chien d'éviter de souffrir dans une voiture au soleil est supérieur à l'intérêt du maître de gagner du temps.
* l'intérêt du taureau à rester en vie est supérieur à l'intérêt récréatifs traditionnels des spectateurs de Corrida.
* l'intérêt des cétacés à rester en vie est supérieur aux intérêts récréatifs traditionnels des habitants des îles Féroé.
* l'intérêt des chiens et des chats à rester en vie est supérieur aux intérêts gustatifs traditionnels des asiatiques.
* l'intérêt des éléphants à rester en vie est supérieur aux intérêts des amateurs d'ivoir.
Cette réaction de révolte est naturelle face à une négation de la prévalence des intérêts de chacun.

Le sous-classement

La procédure de sous-classement consiste à déconsidérer des espèces bien précises, de façon à ce que leurs intérêts primordiaux ne prévalent plus face à des intérêts secondaires humains. La transmission culturelle fera en sorte de créer un environnement propice avec de nombreuses justifications enseignées dès le plus jeune âge. C'est ce qui se passe avec la Corrida ou le Grindadráp.
En ce qui concerne la consommation de produits animaux, c'est insuffisant. Les populations ne supporteraient pas des comportements aussi brutaux que des égorgements et des souffrances en continu. Il est donc indispensable de casser le lien entre le produit et l'animal, les industriels en ont bien conscience[17]. Sans ça un humain refuserait de consommer le produit[18]. La population humaine sait que ce lien existe, mais l'enfoui au plus profond de la conscience, à l'aide de justifications, mythes angéliques et dissimulation des pratiques d'élevage.
Le simple fait que des enfants perçoivent des images de vaches en train de danser et rire pour donner leur lait va pour le moins entraîner une certaine naïveté sur ce qui se passe réellement.
Une fois adulte l'individu n'aura qu'à répéter ces justifications si quelqu'un tente de recréer ce lien. Certaines de ces justifications ont déjà trouvé une réponse dans ce qui précède, par exemple le statut d'omnivore qui devrait démontrer que l'homme doit se nourrir de tout, alors que nous savons maintenant que cette classification est la conséquence du comportement, elle ne peut en être la cause. Ou bien de considérer, par ignorance, un régime sans produits animaux comme malsain, ce qui est faux nous le savons.

Se nourrir

Un autre réflexe récurent consiste à affirmer que la nourriture permet de justifier la mort d'animaux. Il suffit pourtant de passer l'épreuve des deux assiettes pour se rendre compte à l'évidence que le carnisme du 21ème siècle n'a rien à voir avec la nécessité de se nourrir : à chaque repas, toute l'année, y compris pendant les fêtes culturelles, tout au long de la vie, un plat vegan sain est proposé en plus du plat habituel. A chaque fois que l'individu choisi le plat carné, il démontrera que sa motivation est le plaisir et l'habitude culturelle, en rien la nécessité de se nourrir.

Supériorité de l'homme

Voilà une ligne de défense qui pourrait nous être très utile à l'avenir. Si la supériorité brute permet de justifier le traitement subi par les animaux, alors nous pourrons la faire subir aux humains. Pour les carnistes le positionnement dans la chaîne alimentaire n'est valable que parce qu'ils sont, pour le moment, tout en haut.
Mais il est parfaitement vrai que l'être humain est différent d'un cochon, tout comme un bonobo est différent d'une vache. Il y a aussi des différences entre les êtres humains eux même, bébé, ancien, femme, homme, noir, jaune, vert, malade mental. L'important est de savoir si ces différences sont pertinentes[19] ou non pour un comportement donné. Pour les humains, donner une gifle à un être humain ou un cochon est considéré comme néfaste parce qu'il y a la douleur et le geste de domination. Pour les mêmes raisons donner une gifle à un arbre n'a rien de néfaste, parce que l'arbre ne ressent pas la douleur et ne sera pas dominé par la gifle. Qu'importe donc les différences, ce qui compte c'est l'impact néfastes des conséquences subies.

L'appel à la nature

Le carniste en appel souvent à la nature pour justifier son propre comportement. Puisque le lion mange la gazelle, il serait éthiquement acceptable de manger la gazelle. Cette ligne de défense réflexe n'est bien entendu pas valable aux yeux même de celui qui l'annonce, puisqu'elle permettrait de justifier un tas de comportements jugés horribles, comme le meurtre ou le viol.

Ce qui se passe

Pour mieux comprendre cette distorsion nous allons regarder ce qui se passe vraiment avec le documentaire de propagande vegan "Earthlings". Malgré les envolés lyrics pour en appeler à l'émotion du spectateur le documentaire permet au moins de faire un rapide tour de ce qui se passe dans les différentes industries des animaux de compagnie, de la viande, du lait, des oeufs, du cuir. Le liquide rouge ou noir est du sang, il sert à transporter entre autres choses l'oxygène dans les muscles mais il revêt pour les être humains une symbolique de vie et donc de mort lorsqu'il est répandu.

L'esclavage

Les humains abolitionnistes ont écrit la définition de l'esclavage comme la possession d'un humain par un autre humain, abaissant le possédé à l'état d'objet. S'ensuivent des privations de liberté, des châtiments corporels jusqu'au droit de vie et de mort, au même titre que la possession d'objet. Mais ces comportements ne sont pas obligatoires, il y a toujours eu de bons maîtres qui traitaient correctement leurs esclaves, jusqu'à leur mort naturel.
Au moment de définir l'esclavage, les humains, carnistes, ont été obligé de restreindre l'application de ce terme aux seuls humains. Si le principe avait englobé les animaux, il aurait fallu renoncer aux produits animaux, ce qui était impensable.
Mais cette définition n'est pas aussi stable qu'il n'y paraît. Si nous, nous arrivons et que nous enchaînons les êtres humains, nul doute qu'ils utiliseront le terme d'esclavage en tant que victime. Mais si eux nous enchaînent, que se passe t-il ? Est-ce de l'esclavage ? Nous ne sommes pas humains.
Ils seront alors forcé de définir l'esclavage par rapport aux droits sur la victime que ce statut entraîne, par rapport aux dégâts que ça peut provoquer sur la victime, quelle qu'elle soit.
Puisqu'un animal d'élevage veut être libre, ne veut pas souffrir, ne veut pas mourir, les conséquences potentielles de l'élevage sur les animaux sont équivalentes à l'esclavage sur les êtres humains.

De l'animal à l'homme

Il existe une expression humaine très intéressante :
"Être traité comme animal"
Cela implique de considérer l'animal comme inférieur et d'être traité comme tel. Tout devient possible, de l'humiliation à la mort. Cette expression montre toute l'étendue du mépris humain pour les autres animaux, pourtant pas si différents de notre point de vue.
Lorsqu'une communauté humaine veut nuire à une autre communauté, la première étape consiste à confondre les futures victimes avec les animaux. Dès qu'ils y parviennent, les bourreaux peuvent appliquer aux victimes humaines les mêmes traitements qu'aux animaux.

Conclusion

Cette notion d'éthique ne nous concerne pas directement, mais elle est l'une des causes de l'absence des humains dans le conseil galactique. Il est évident pour nous que toute puissance appelle de la responsabilité, tant que l'être humain se posera en exploiteur de son propre monde nous ne pouvons prendre le risque de l'intégrer et d'étendre son impact négatif.

Références

Commentaires

Clément
Je découvre votre site et ses excellents dossiers. Bravo et merci pour vos recherches, exposées avec beaucoup de clarté et d'humour.
Vegan depuis peu, j'ai retrouvé sur cette page la plupart arguments qui m'ont ouvert la conscience. Je suis surpris toutefois de ne trouver nulle mention du "spécisme" ici.
Bonne continuation à vous !
Clément

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